 | Gaz à effet de serre et climat: ce qu'on en dit sur le Web...
Chaque semaine, l'équipe de Eastmain1.org identifie pour vous des nouvelles d'intérêt dans le domaine des changements climatiques (annonces de conférences, découvertes, innovations, résultats de recherches scientifiques) sur les sites d'organes de presse ou d'organisations internationales.
Ces informations et les liens qui les accompagnent ne constituent pas une sanction officielle de ces informations, des sites en question ou des organisations qui les exploitent. Le mercredi 10 décembre 2008
Capture du CO2 : économiquement viable en 2030, selon McKinseyL’Europe va devoir développer les technologies de capture et stockage du carbone (CSC) à grande échelle, selon une étude du cabinet McKinsey. En effet, les énergies fossiles continueront de jouer un rôle majeur dans le mix énergétique au moins jusqu’en 2050 et le CSC est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions de CO2. L’étude estime que le CSC permettrait de réduire les émissions mondiales de CO2 de 3,6 GT par an 2030. Les projets sont à terme viables, mais McKinsey rappelle que des subventions de plus de 10 milliards d’euros seront nécessaires pour construire une première génération de 10 à 15 usines pilotes.
>>En lire plus sur greenunivers.com, un site sur les marchés de l’environnement.
Le vendredi 05 décembre 2008
La Chine reconnaît être le principal pollueur planétaire (et aucune diminution en vue)Un haut fonctionnaire chinois a reconnu que la Chine est maintenant le premier producteur de GES au monde. Bien que disposée à combattre le changement climatique, la Chine s’en tient à ses sources d'énergie actuelles et refuse de sacrifier son développement économique, arguant que le démarrage économique des pays riches a produit presque tous les GES d’origine humaine. Elle fait également valoir que ses émissions de GES par habitant, qui se maintiennent à environ un cinquième de la moyenne aux États-Unis, demeurent bien en-deçà de ceux des pays riches. Le laboratoire national de Oak Ridge, aux États-Unis, estime la combustion de combustibles fossile a généré 1,8 milliard de tonnes de carbone en 2007 en Chine et 1,6 milliard de tonnes aux États-Unis. Les analystes indiquent que la position de « pollueur numéro 1 » est politiquement chargée, touchant sur un point sensible aux pourparlers de l'ONU sur le changement climatique.
>>En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).
Le jeudi 27 novembre 2008
L'avenir environnemental de la planète s'écrit en ChineL'Académie chinoise des Sciences estime que les émissions annuelles de gaz à effet de serre en Chine pourraient plus que doubler d'ici 2020, atteignant 2,5 à 2,9 milliards de tonnes métriques de carbone pur (et peut-être 4,0 milliards de tonnes par an d'ici 2030). Les puits de carbone naturels peuvent absorber environ 2,0 milliards de tonnes métriques par an. Avec des émissions mondiales qui se situent à près de 8,5 milliards de tonnes métriques par an, des scientifiques estiment qu’il faudrait que les émissions tombent à moins de 80 % des niveaux actuels d’ici 2150 si l’on veut atteindre la stabilité climatique. Comme la Chine refuse de mettre en jeu son développement économique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, reste une seule solution : mettre au point des sources d'énergie propres et bon marché qui pourraient soutenir le développement durable en Chine et ailleurs.
>>En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).
Le vendredi 21 novembre 2008
Les Nations Unies annoncent que les émissions de GES continuent de croître Les émissions de GES continuent d’augmenter, indique le rapport annuel du secrétariat exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Entre 2000 et 2006, 40 pays industrialisé ont émis 18 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, une hausse de 2,3 %. À noter : augmentation de 7,4 % des émissions entre 2000 et 2006 dans les anciennes républiques soviétiques, recul de 0,1 % en 2006 aux É-U et baisse de 0,1 % dans le monde entre 2005 et 2006. Barack Obama, prochain président des É-U, s'est engagé à investir 150 milliards de dollars sur 10 ans dans le secteur des énergies non polluantes et à réduire de 80 % les GES par rapport à 1990 d'ici 2050.
>>En apprendre davantage sur LeDevoir.com.
Le lundi 17 novembre 2008
Moins de viande, moins de gaz à effet de serreSi les populations des pays riches ramenaient leur consommation de viande à l'équivalent d'un hamburger par personne par jour, cela pourrait influer les changements climatiques, selon la revue médicale britannique The Lancet. La consommation de viande dans les pays les plus riches est en effet 10 fois plus élevée que dans les pays les plus pauvres (200 à 250 grammes de viande par jour, contre 20 à 25 g). Or l'agriculture produit 22 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (à peu près autant que le secteur industriel et plus que les transports) et près de 80 % des émissions agricoles proviennent du bétail, notamment son transport et sa nourriture.
>>En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada.
Le jeudi 13 novembre 2008
Les Européens dressent aussi une carte mondiale de la pollution de l'airAprès 18 mois d’observation, SCIAMACHY, le plus gros satellite de surveillance de l’environnement au monde, embarqué à bord du satellite européen Envisat, a permis de dresser une carte mondiale de la répartition du dioxyde d'azote (NO2), un gaz essentiellement produit par l’homme. Établie sur une période de 18 mois, cette carte « haute résolution » permet de visualiser non seulement les colonnes verticales de dioxyde d’azote issues des grandes villes d’Amérique et d’Europe, par exemple, mais aussi celles qui proviennent des centrales électriques au charbon en Afrique du Sud. Elle montre même le « sillage atmosphérique » des navires parcourant des routes maritimes très fréquentées, comme la Mer Rouge et l’Océan Indien, entre l’Indonésie et la pointe sud de l’Inde.
>>En apprendre davantage sur le site de l’Agence spatiale européenne.
Le jeudi 06 novembre 2008
Premières cartes de la répartition du dioxyde de carbone dans le monde Une équipe composée d’universitaires et de scientifiques de la NASA a publié des cartes indiquant les trajets parcourus par le dioxyde de carbone au sein de la troposphère, environ 8 km au-dessus de la terre. La troposphère est comparée aux eaux internationales, où « ce qui est produit à un endroit se déplace ailleurs ». Ainsi, les quantités plus importantes de dioxyde de carbone détectées au-dessus du nord-ouest de l'Atlantique proviendraient du sud-est des États-Unis, alors que celles qui se trouvent au-dessus de la Méditerranée viennent d’Europe et des États-Unis ; le dioxyde de carbone émis par l'Asie du sud se retrouve au-dessus du Moyen-Orient, et celui qui provient de l'est de l'Asie se déplace vers l'Océan Pacifique.
>>En apprendre davantage sur le site de la NASA (en anglais seulement).
Le mardi 04 novembre 2008
Un gaz à effet de serre menace la chaîne alimentaire océanique Le dioxyde de carbone atmosphérique pourrait s’avérer fatal pour le krill, minuscule crustacée qui joue un rôle clé dans la chaîne alimentaire de l’Océan Antarctique. Un centre de recherche australien spécialisé dans la reproduction du krill a exposé des larves aux quantités de dioxyde de carbone atmosphérique projetées par les scénarios les plus pessimistes pour 2100. « Leur anatomie était modifiée, a dit Lilli Hale, porte-parole du centre. Elles étaient un peu difformes et passablement amorphes, et n’auraient sans doute pas atteint l’âge adulte. » Ceci aurait des conséquences catastrophiques plusieurs espèces – oiseaux marins, pingouins, phoques, baleines, etc. – qui se nourrissent essentiellement de krill. L’eau plus froide de l'océan méridional est celle qui absorbe le plus facilement le dioxyde de carbone.
>>En lire davantage sur le site du Sydney Morning Herald (en anglais seulement).
Le jeudi 30 octobre 2008
Six milliards de dollars pour combattre le changement climatiqueLes grandes nations industrialisées – l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse – s’engagent à verser plus de 6,1 milliards de dollars aux fonds d’investissement climatiques (FIC) afin d’aider les pays en développement à freiner l’augmentation des émissions de GES et à s’adapter au changement climatique. Les premiers projets doivent être annoncés au début de 2009. Les pays qui pourraient bénéficier de ces fonds sont le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie.
>> En apprendre davantage sur le site de la Banque mondiale.
Le lundi 20 octobre 2008
Petites causes, grands effets : le scarabée, acteur du réchauffement climatique, ou portrait d’un processus en cascade Dans l’Ouest américain, la succession récente d'hiver doux a entraîné la déshydratation du Pinus Contorda (ou « pin tordu »). Ceci a causé l’effondrement de ses barrières naturelles et la prolifération du scolyte, petit scarabée originaire des Rocheuses qui vit dans son écorce. Le projet de recherche international BEACHON évaluera sur quatre ans les effets appréhendés de la prolifération de cet insecte : interruption de la photosynthèse et rejets locaux d'importantes quantités de dioxyde de carbone ; hausse locale de la température (de 2 à 4 degrés) ; perte de forêt ; assèchement, augmentation de la température et de l'évapotranspiration du sol ; diminution significative de la recharge en eau des nappes souterraines. Ce qui est appréhendé, en bout de ligne, suite à l’action de cet insecte ? Rien d’autre que d’importants problèmes d’approvisionnement en eau pour plusieurs états de l'Ouest américain !
>>À lire sur bulletins-electroniques.com, un site de veille technologique international.
Le vendredi 17 octobre 2008
« L’on devra procéder à des changements importants si l’on veut enrayer les émissions de gaz à effet de serre » – Le directeur scientifique de la BP Le scientifique en chef de la BP, Steven Koonin, qui a enseigné la physique théorique à Caltech pendant 30 ans, est d’avis qu’il revient aux gouvernements d'établir les règles du jeu en vue de limiter le réchauffement planétaire. Selon M. Koonin, la stratégie habituelle des humains, qui consiste à affronter les problèmes « de façon partielle » ne suffira pas à prévenir une augmentation des concentrations de CO2. Son avis sur des marchés : « Je pense que l’on peut se fier aux [lois du] marché pour les affectations tactiques, mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose de compter là-dessus pour l’affectation stratégique [ou] la planification stratégique à plus long terme. » Au sujet des entreprises : «… les entreprises excellent à optimiser leur situation. Si le gouvernement fixe correctement les règles du jeu, elles s’ajusteront avec vigueur et rapidité. »
>>Lire l’entrevue dans Technology Review (en anglais seulement).
Le mercredi 15 octobre 2008
Sérieux scénarios de science-fiction pour compenser le réchauffement climatiqueCertains scientifiques, qui estiment qu’il ne suffit pas d’essayer de limiter les émissions de gaz à effet de serre, préconisent rien de moins qu’une « ré-ingénierie planétaire ». Parmi les solutions envisagées : planter des arbres génétiquement modifiés à croissance accélérée afin de capter le gaz carbonique plus rapidement ; fertiliser les océans avec du fer pour stimuler la croissance des organismes planctoniques, qui aspirent le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère ; « délibérément polluer la stratosphère avec du sulfate afin de rediriger la chaleur solaire vers l'espace » ; enfin, utiliser des lasers pour ioniser des molécules de dioxyde de carbone, puis, grâce à des ondes radio, faire tourner ces molécules à une vitesse suffisante pour qu’elles partent en spirale dans l’espace en suivant les axes des champs magnétiques de la planète.
>>En lire davantage dans The Economist (en anglais seulement).
Le mercredi 08 octobre 2008
Le taux de croissance des émissions de carbone s'accélèreLa croissance « sans précédent » et « des plus étonnantes » des émissions, de 2000 à 2007, dépasse les pires scénarios
Selon le Global Carbon Project, le taux de croissance global des émissions continue d’accélérer : depuis 2000, les émissions de CO2 dues aux activités humaines « connaissent une croissance environ quatre fois supérieure à celles de la décennie précédente. » Principales causes de cette tendance : l’accroissement des émissions provenant des pays en voie de développement tels la Chine et l’Inde, la diminution de la couverture forestière dans les pays tropicaux et l’efficacité moindre des puits de carbone terrestres et océaniques.
>>À lire sur le site de Science Daily (en anglais seulement)
Le mardi 07 octobre 2008
Le 23 septembre, l'humanité avait épuisé les ressources produites par la nature en 2008Selon Global Footprint Network, le 23 septembre dernier l'humanité avait épuisé plus de ressources que notre planète n’en produira cette année. L’organisme de recherche, qui mesure la manière dont nous exploitons nos ressources naturelles, estime que l'humanité est en situation de « dépassement écologique » depuis les années 80. Autrement dit, nous employons les ressources plus rapidement qu'elles ne peuvent être régénérées et nous émettons du carbone dans l’air plus rapidement qu'il ne peut être réabsorbé. Par conséquent, il nous faudrait disposer de la capacité biologique de 1,4 planète, puisque nos réserves de ressources naturelles, telles les arbres, le poisson, etc., diminuent, tandis que nos déchets – notamment le dioxyde de carbone – s'accumulent.
>>À lire sur le site ICLEI - Local Governments for Sustainability site (en anglais seulement)
Le vendredi 03 octobre 2008
L'économie verte pourrait créer des dizaines de millions d'« emplois verts »Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l'environnement, les efforts déployés pour faire face au changement climatique produisent déjà des emplois dans plusieurs secteurs et pourraient générer des millions de nouveaux « emplois verts », dans les économies émergentes et développées, au cours des décennies à venir.
>>À lire sur le site de Organisation Internationale du Travail
Le mercredi 01 octobre 2008
Trou d'ozone : « bientôt » réparé ?Plus de deux décennies après sa découverte, le fameux « trou d'ozone » au-dessus du pôle Sud ne se résorbe toujours pas. En fait, selon la plupart des modèles, on pourrait retrouver les valeurs de concentration d'ozone identiques à celles qui prévalaient avant 1980 d’ici 2060 ou 2075… Pourtant, selon ce reportage paru dans Science Actualité, la communauté scientifique internationale ne perd pas espoir de voir le trou se résorber un jour, et elle perçoit l'ozone comme un exemple d'interaction positive entre scientifiques, politiques et industriels, « un exemple, aussi, d'une collaboration internationale efficace face à un problème écologique majeur. »
>> À lire sur Science Actualités.
Le lundi 29 septembre 2008
Comment ralentir les changements climatiques? Comment s’y adapter ? – Colloque international sur l’électricité et les changements climatiquesLes changements climatiques sont désomais une réalité incontournable. Comment en freiner la progression ? Quelles mesures prendre pour s’y adapter ? Dans le cadre des « Vingt-et-unièmes Entretiens » du Centre Jacques-Cartier, le 7 octobre prochain, Hydro-Québec proposera des réponses pragmatiques, inspirées par l'expérience et mises de l’avant, entre autres, par son président-directeur général, M. Thierry Vandal. Également au menu : le rôle possible des marchés du carbone dans la réduction des émissions de GES et les meilleures façons d'adapter la production, le transport et la distribution d'électricité aux changements climatiques.
>> À lire sur le site des Entretiens.
Le samedi 27 septembre 2008
Journal Nature : La prochaine décennie ne verra peut-être pas de réchauffementDes scientifiques prédisent que la température de la Terre pourrait rester stable pendant la prochaine décennie car nous entrons dans une phase de refroidissement des cycles climatiques naturels. Selon le journal Nature, un nouveau modèle informatique développé par des chercheurs allemands suggère que ce refroidissement temporisera le phénomène de réchauffement dû à l’effet de serre. Néanmoins, ils prédisent que les températures recommenceront à grimper rapidement vers 2020.
>> À lire sur bbc.co.uk (Article en anglais)
Le mercredi 24 septembre 2008
800 000 ans de GESUne première : à partir de la glace antarctique extraite dans le cadre du forage glaciaire EPICA, des chercheurs parviennent à reconstituer l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane sur 800 000 ans. Ils espèrent arriver à mieux prévoir le climat futur de la planète.
>> À lire sur cea.fr.
Le lundi 22 septembre 2008
Japon : l'empreinte carbone étiquetéeLe Japon se lance dans un ambitieux projet d'étiquetage de l'empreinte carbone sur les emballages des produits alimentaires ainsi que sur les autres produits pour convaincre les consommateurs et les entreprises de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les étiquettes, qui devraient apparaître à partir du printemps prochain sur de nombreux produits alimentaires, les boissons, les détergents et les appareils électriques, donneront une liste détaillée de l'empreinte carbone de chaque produit selon un système de calcul approuvé par le gouvernement.
>> À lire sur guardian.co.uk (Article en anglais)
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