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Les résultats obtenus montrent que la majeure partie des dépôts superficiels de la région d’Eastmain-1 sont issus d’événements associés à la dernière glaciation qui remonte à plus de 20 000 ans avant aujourd’hui et de son retrait qui s’est terminé un peu après 6 000 ans. Durant cette période, une couverture de glace de plus de 2 kilomètres d’épaisseur formait ce qu’on appelle un inlandsis et recouvrait l’ensemble du Québec. Le déplacement de cette imposante masse de glace a érodé la surface rocheuse en y laissant de nombreux dépôts de tailles et d’étendues variables. La composition des couches stratigraphiques des dépôts qui ont été identifiés dans la région est la suivante : à la base, des sédiments d’origine glaciaire ont été déposés par l’inlandsis pour former des tills de fond, des tills d’ablation, des moraines de De Geer, etc selon la nature et la durée des événements. Avec le retrait de la glace sur le territoire, des sédiments d’origine post-glaciaires ont été déposés dont ceux associés aux eaux de fonte (dépôts fluvioglaciaires, figure 1) et aussi ceux associés à l’inondation du territoire par les eaux marines dont les dépôts marins argileux, les dépôts de plages dont certains par exemple ont pu être remaniés par le vent pour former des dunes (dépôts éoliens, figure. 2). Plus récemment dans l’histoire post-glaciaire, c’est-à-dire depuis environ 6 000 ans, des dépôts organiques ont comblé les dépressions pour former des tourbières et des alluvions se sont déposées par les processus fluviaux actuels. Les marques d’écoulements glaciaires ont permis de façonner des microformes (stries, sillons, marques en croissant) ou des mésoformes d’érosion (roches dissymétriques). Les mesures de l’orientation des écoulements glaciaires indiquent une direction entre 220° et 290° principalement soit entre le nord-ouest et le sud-ouest.
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Figure 2 : Dépôts éoliens formant des dunes dans le secteur du Grand Détour de la rivière Eastmain maintenant inondé
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