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Les ruisseaux et les petites rivières sont caractérisés par un mouvement continu de l’eau qui transporte des substances dissoutes et des particules en suspension. Ces composantes proviennent essentiellement du bassin de drainage ou bassin versant, qui représente la surface totale du territoire qui se déverse dans une rivière donnée. Les propriétés hydrologiques, chimiques et biologiques d’un tel système aquatique reflète donc le climat, la géologie et le couvert végétal du bassin versant.
Les écosystèmes boréaux sont reconnus comme étant le deuxième plus grand biome dans le monde, représentant 22% de la superficie totale forestière. Les ruisseaux et les rivières représenteraient quant à eux environ 1% de la surface totale du biome boréal québécois. Les ruisseaux de petites tailles (d’une centaine à quelques milliers de mètres en longueur) dominent ce vaste réseau hydrique (voir graphique) en connectant les nombreux lacs et milieux humides qui sont omniprésents dans la région boréale (figure 1). Il est reconnu que les systèmes aquatiques boréaux jouent un rôle clef dans le cycle global du carbone mais l’amplitude des émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) doivent éventuellement être mieux définie pour de nombreux types de paysages.
Ruisseaux et cycle du carbone
Comparativement aux lacs boréaux où la minéralisation du carbone organique dissout (COD) via la respiration joue un rôle majeur, l’apport de carbone inorganique de la terre vers l’eau domine le budget de carbone des petits ruisseaux. En effet, le carbone dans ces systèmes aquatiques découle surtout des processus biologiques comme la respiration des micro-organismes présents dans les écosystèmes terrestres. Cet apport direct de carbone inorganique dissout (CID) joue un rôle significatif dans les concentrations de CO2 mesurées dans les eaux de surface des ruisseaux (figure 2).
D’autres sources de CID peuvent influencer les fluctuations en pCO2 comme la respiration dans les sédiments et dans la colonne d’eau ainsi que la photosynthèse algale. En fait, le COD est une source importante de carbone pour les hétérotrophes des ruisseaux. Toutefois, dans plusieurs systèmes, les bactéries et les champignons seraient limités en carbone, probablement parce que le carbone d’origine terrestre serait souvent moins labile, donc de moins bonne qualité, que celui provenant des algues et des plantes aquatiques.
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