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The effects of moisture, climate and vegetation on long-term carbon sequestration rates in two boreal peat bogs, James Bay, Québec

Loisel, J., loisel.julie.2@courrier.uqam.ca, et Garneau, M.
Dep. Geographie et GEOTOP, UQAM, CP 8888, Succ. Centre-Ville, Montreal, QC H3C 3P8

 

Les tourbières boréales couvrent environ 3 % des terres émergées et auraient séquestré, au cours de l’Holocène, près du tiers de la réserve terrestre mondiale de carbone. À la fois reconnus comme de substantiels puits de dioxyde de carbone (CO2) et comme l’une des principales sources naturelles de méthane (CH4) vers l’atmosphère, ces écosystèmes ont activement participé aux fluctuations climatiques passées et présentes. Bien que le climat et l’humidité constituent d’importants régulateurs du taux d’accumulation du carbone ainsi que des échanges de gaz à effet de serre (GES) entre les tourbières et l’atmosphère, leurs impacts sur la magnitude et la variation des flux de carbone ainsi que sur les processus écologiques impliqués dans le bilan de carbone des tourbières demeurent mal compris. De telles incertitudes complexifient la modélisation du rôle des tourbières dans le cycle biogéochimique global du carbone. Dû à son climat relativement frais et humide, de 30 à 50 % de la région des basses-terres de la Baie James est couvert de tourbières. La stratigraphie de deux tourbières ombrotrophes (~ 52°17’N, 75°50’W) a été investiguée dans l’objectif de reconstituer les variations éco-hydrologiques ayant au cours dans ces milieux au cours de l’Holocène récent. Une approche multi-source (multi-proxy) employant des analyses à haute résolution (pluri-décennale) a été préconisée. Puisque sensibles aux variations d’humidité, les assemblages de thécamibes (testate amoebae) ont été reconstitués afin d’inférer les changements d’humidité passés. Le taux d’humification, la densité sèche ainsi que le rapport C/N de la tourbe ont également été évalués, fournissant ainsi des données additionnelles relatives aux conditions d’humidité passées. Les assemblages de macrorestes végétaux ont aussi été reconstitués et la chronologie a été réalisée à l’aide de datations au 14C et au 210Pb. Les taux d’accumulation de carbone moyens (LORCA) des tourbières à l’étude, de même que ceux associés à l’Optimum Climatique Médiéval ainsi qu’au Petit-Age Glaciaire, ont été estimés. Les résultats suggèrent que le taux d’accumulation de carbone des tourbières a varié considérablement au cours des 3000 dernières années. Des liens entre le climat et le taux d’accumulation sont également clairement démontrés par la présente analyse, appuyant ainsi l’hypothèse selon laquelle la fonction de puits de carbone des tourbières boréales est altérée par les changements climatiques.

 

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