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L’utilisation d’un Géoradar (GPR) afin de caractériser la stratigraphie de la tourbe et estimer le carbone organique accumulé dans une tourbière boréale, région d’Eastmain, baie James, Québec

Pierre-Luc Dallaire et Michelle Garneau
Université du Québec à Montréal (UQÀM)
Département de Géographie
Géotop UQÀM-McGill

 

Nous avons utilisé un Géoradar (GPR) pour caractériser la stratigraphie de la tourbe et développer un modèle en trois dimensions (3D) d’une tourbière ombrotrophe située dans la région d’Eastmain à la baie James. Les mesures du GPR ont été intégrées à différentes données topographiques provenant d’un système de positionnement global différentiel (DGPS) ainsi qu’à des mesures d’épaisseur de tourbe acquises manuellement avec une sonde Hiller. Cette méthode a été développée afin d’obtenir une meilleure estimation, la plus précise possible, de la quantité de tourbe accumulée, pour ensuite en évaluer le contenu en carbone organique compris dans le basin. Les objectifs de cette recherche sont de : (1) reconstituer la topographie du bassin minéral sous le dépôt de tourbe, (2) associer les valeurs de carbone aux différents horizons stratigraphiques constituant la tourbière et (3) corréler les résultats stratigraphiques obtenus avec le GPR à ceux obtenus à partir des différentes carottes récoltées sur le terrain. La réalisation des profils GPR a été effectuée durant le mois de mars 2007, en utilisant un appareil Pulse EKKO 100 de Sensors and Software et des antennes de 100 MHz de fréquence. Pour procéder à des analyses stratigraphiques, 5 carottes ont été prélevées à l’aide d’un carottier de type Russe. En utilisant les logiciels ArcGIS et EKKO View Deluxe, les données récoltées ont été traitées afin de générer un système d’information géographique (S.I.G.) capable de reproduire spatialement l’étendue et l’épaisseur des différents horizons stratigraphiques pour lequel un contenu en carbone a été calculé. Les dates déterminées au 14C et les analyses des pertes aux feux sont quelques unes des méthodes ayant servi à estimer les taux de carbone des différents horizons de la tourbe. Le SIG généré permet donc d’estimer le volume total de tourbe, d’interpoler les couches stratigraphiques et de déterminer leur bilan de carbone associé.

Mots clés: tourbière, Géoradar (GPR), baie James, Système d’information Géographique (S.I.G.), basin de carbone

 

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